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Peinture originelle ... et grotte Chauvet

23 Mars 2015, 16:45pm

Publié par Marine Assoumov

Il n'y a pas de progrès en art, les artistes paléolithiques ont peint des chefs d'oeuvre dans la grotte Chauvet. Bien plus modernes et plus prégnants que leurs descendants de la Renaissance ou du 18ème siècle ...

Révélée en 1994 en Ardêche, 5000 dessins, 14 espèces d'animaux - mammouths, aurochs, ours, chevaux, rhinocéros, panthères, lions ...- 40 000 ans, cette grotte est la plus ancienne. Et toute fraîcheur et beauté!

Comme les visites de masse risquent de l'abîmer, on a lancé une reconstitution en grandeur réelle, comme pour Lascault, réalisée par des plasticiens -et non des machines-, travail de 2 ans supervisé par un comité d'expert où figure Miguel Barcelo.

C'est bien de faire confiance aux artistes pour recréer un tel chef d'oeuvre!

D'abord des sculpteurs aidés par la technologie 3D pour reconstituer le relief (en projetant du béton sur des armatures métalliques, puis en le travaillant à la spatule pour obtenir le bon rendu). Puis les peintres qui refont les gestes immémoriaux de leurs ancêtres, presque aussi vite, avec les mêmes outils et les mêmes pigments, la main, le bâton passé au feu ou l'ocre.

L'atelier ou l'espace d'exposition d'un peintre moderne est constitué de quatre murs blancs rectilignes, sur lesquels sont posés les tableaux à même le mur ou le long de cimaises. Les oeuvres se détachent du support, elles n'en font pas partie. Le peintre pariétal, lui, bénéficie d'un merveilleux support : des parois circulaires avec un beau relief naturel dans lequel il "inscrit" ses traits, c'est l'oeuvre d'art "total", qui fait corps avec la grotte. A côté, même un street artist fait de la "décoration"! Quel bonheur pour un artiste de se sentir complètement immergé dans sa création, comme Schwitters dans son Merzbau ...

Peinture de rugby, critique de Catherine Kintzler sur mon travail

16 Mars 2015, 09:35am

Publié par Marine Assoumov

Peinture de rugby, critique de Catherine Kintzler sur mon travail

Il n'y a pas de hasard ...

La philosophe Catherine Kintzler n'est pas seulement passionnée de laïcité et de musique, mais aussi de rugby.

En 2007, lors de la Coupe du Monde de rugby, elle a découvert sur internet mes peintures et collages sur ce sport. Et l'a aussitôt écrit sur son blog "La Choule" dédié au rugby, puis republié en 2009 sur son blog culturel Mezetulle : http://www.mezetulle.net/article-27646476.html

"En 1996 Marine Assoumov a été sollicitée pour une série de fresques par la mairie d'Auterive (Haute-Garonne) ayant pour thème le rugby. A partir de ce travail initial, dix ans de passion prolifèrent, poussent leurs robustes fleurs et leurs majestueuses taches grasses et maigres en couleurs et en noir et blanc : des centaines de toiles, de dessins, de collages où (selon une belle expression) sont mis en scène "des guirlandes de corps puissants". Marine Assoumov a également exposé au Centre national du rugby à Marcoussis et au Stade de France lors de l'ouverture de la Coupe du monde.

Toutes les sensations, toutes les lourdeurs, toutes les finesses, tous les mouvements, toutes les emjambées, toutes les passes, tous les sauts, toutes les poussées, tous les chocs s'animent, prennent leurs couleurs, leur vie, leur corps et leur pâte dans un match éternel et infini où le rugby joue à être lui-même. Maillots rayés, tronches bardées d'élastoplast, corps intriqués dans des mêlées obstinées et grandioses, aplatissements glorieux et piteux, plaquages qui ont l'air d'embrassements, percussions à corps perdus, envols, torsions à la passe, crampons saturés de glissades, balles pétries ou échappées, avec des titres à vous en faire voir 36 chandelles : "Profil perdu à la fleur", "Le beau rugbyman", "Quintette orange", "Jeux de mains" "Poi lour", "Entremêlés". Une peinture qui réussit à faire vibrer la générosité de la force, la tendresse de la puissance, et dont se dégage une énergique civilité douce-robuste - il faut oser ici l'oxymore comme en cuisine l'aigre-doux et comme cette gouache intitulée "La couvée du ballon" - Jean Lacouture n'aurait pas trouvé mieux."

Merci à elle pour ce beau texte !